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Yann NachtriebL’Architecte Patrimonial

La maison de famille dans une succession : la garder, la vendre ou la racheter

En bref

La maison est souvent le cœur d’une succession, et le premier sujet de désaccord. Trois issues existent : un héritier la garde et indemnise les autres, on la vend et on partage le prix, ou on reste en indivision le temps de décider. Voici comment chiffrer chacune.

Le conjoint survivant peut rester gratuitement dans le logement pendant un an après le décès, puis, sauf volonté contraire du défunt, à vie.

Source : Code civil, art. 763 et 764.

Garder la maison : comment se calcule la soulte

L’héritier qui garde la maison verse aux autres une soulte égale à la valeur de leurs parts. Exemple : une maison estimée 300 000 €, trois enfants à parts égales. Celui qui la garde verse 100 000 € à chacun des deux autres, soit 200 000 €.

Exemple chiffré : garder une maison de 300 000 € entre trois enfants
PosteMontant
Valeur de la maison300 000 €
Part de chaque enfant100 000 €
Soulte versée par celui qui garde la maison200 000 €
Droit de partage (2,5 %, sans dette sur le bien)7 500 €
Émoluments du notaireEn plus, selon le tarif réglementé

S’y ajoutent le droit de partage de 2,5 % et les émoluments du notaire. Un héritier qui habitait la maison au moment du décès peut demander à se la voir attribuer en priorité.

Vendre la maison

La vente demande l’accord de tous les héritiers, ou une autorisation du tribunal à la demande de ceux qui détiennent deux tiers des droits. Le prix est ensuite réparti selon les parts.

Un point souvent oublié : la plus-value à la revente se calcule à partir de la valeur déclarée dans la succession. Une valeur sous-estimée pour payer moins de droits peut coûter une plus-value plus lourde à la vente.

Les droits du conjoint sur le logement

Le conjoint survivant peut rester gratuitement dans le logement pendant un an. Il peut ensuite demander un droit d’habitation à vie, sauf si le défunt l’en a privé par un testament notarié. S’il a choisi l’usufruit de la succession, il conserve l’usage de la maison ; les enfants en ont la nue-propriété.

Rester en indivision le temps de décider

Rien n’oblige à trancher dans l’urgence. Une convention d’indivision peut organiser l’occupation, les charges et le calendrier. L’héritier qui occupe seul la maison doit en principe une indemnité d’occupation aux autres.

Garder, vendre ou attendre : le comparatif

La maison de famille : les trois options comparées
Garder (soulte)VendreRester en indivision
Ce qu’il fautL’accord des autres héritiers et de quoi payer la soulteL’accord de tous, ou l’autorisation du tribunal (deux tiers des droits)De préférence une convention d’indivision
Coûts principauxDroit de partage de 2,5 %, émoluments du notaireFrais de vente, impôt sur la plus-value éventuelleCharges, taxe foncière, indemnité d’occupation si un héritier l’occupe
Le risqueMal financer la soulteVendre dans l’urgence, en dessous du prixUn désaccord qui s’installe

Comment je peux vous aider

Je chiffre les trois options côte à côte : la soulte et son financement, les droits et les frais, la plus-value à la revente, les charges si vous attendez. Une page, les mêmes chiffres pour tout le monde, pour une décision de famille plutôt qu’un bras de fer.

Sources : Code civil, art. 763, 764, 815-5-1, 815-9, 828 et 831-2 ; Code général des impôts, art. 150 U et 746. Vérifié le 21 septembre 2026.

Les questions qu’on me pose sur ce sujet

Comment se calcule une soulte ?

Valeur du bien multipliée par la part des autres héritiers. Pour une maison de 300 000 € et trois enfants à égalité, celui qui la garde verse 100 000 € à chacun des deux autres.

Un héritier peut-il habiter la maison sans rien payer ?

En principe, celui qui occupe seul un bien indivis doit une indemnité d’occupation aux autres, sauf accord de leur part. Le conjoint survivant bénéficie de règles propres.

Peut-on garder la maison sans avoir tout de suite l’argent de la soulte ?

L’acte de partage peut prévoir un paiement étalé de la soulte, avec l’accord des autres héritiers et des intérêts prévus dans l’acte.

Faut-il vendre la maison pour payer les droits de succession ?

Pas forcément : un paiement fractionné ou différé peut être demandé à l’administration, sous conditions.

Yann Nachtrieb, L’Architecte Patrimonial. Conseiller en investissements financiers, ORIAS n° 26009903. Quatre ans d’expérience en conseil financier, installé à Limoges depuis 2026.

Cette page a une valeur d’information générale et ne constitue pas un conseil personnalisé. En savoir plus sur moi.

Poignée de main entre Yann Nachtrieb et un client, à la fin d’un rendez-vous

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Quelques questions, sans inscription. Vous repartez avec une première esquisse de votre situation, que vous pouvez garder.